La promesse de la lune ⋆ Aidan ADAM

1

Plume la promesse de la lune

Résumé de l’éditeur:

« Je savais que partir sur un camp humanitaire dans le désert éthiopien me changerait. Jeune chirurgien orthopédiste, je revenais pour la première fois sur les terres qui m’ont vu naître. Je devais faire mes preuves dans ce pays en guerre, touché par la sécheresse. Mais rien … rien, absolument rien ne m’avait préparé à ce que mon destin soit chamboulé par ELLE. Aliya, généreuse, sensible, bienveillante, mais dotée d’un tempérament sauvage a remis en cause toutes mes certitudes sur la vie, l’amour et sur moi-même. Mais suis-je prêt à m’abandonner à cette nouvelle réalité si loin de celle que j’espérais ? »
Malgré les dangers qu’ils devront affronter sur cette terre hostile, Jahmaë et Aliya réussiront-ils à se retrouver, s’aimer et construire un avenir commun ? Une promesse … un destin … et si l’amour ne survivait pas aux horreurs de la guerre ?

La chronique de Diboux :

La musique de Bob Marley dans les oreilles et hop c’est parti, je débute ma lecture de « La promesse de la lune », le nouveau bébé de Black Ink Editions. Pourquoi Bob ? Simple : Le nom du héros, Jahmaë me fait tout de suite penser à la superbe chanson Forever Loving Jah et aussi parce que je sais que ses chansons seront la résonance de cette lecture et je ne me trompe pas quand à plusieurs reprises, l’auteur cite des chansons du roi du reggae.
Et je découvre vite un Dieu (signification de Jah) du bistouri en la personne de Jahmaë. Dans son monde lorsqu’il entre dans un bloc opératoire rien ne peut venir le perturber, il est bon, le meilleur même et il le sait. Il a tout fait pour parvenir à ce niveau d’excellence, porté par l’amour de ses parents, et même si on peut croire que son ego est énorme, pourquoi se priverait-il de se vanter s’il sait que c’est le meilleur dans son domaine ? Chirurgien orthopédiste et traumatologue Jah passe ses derniers jours dans le confort moderne d’un hôpital réputé de Paris et se prépare à enfin partir en mission humanitaire en Éthiopie. Marchant sur les traces de ses parents, tous deux anciens médecins humanitaires, Jah n’est pourtant pas préparé à vivre ce qui l’attend. Il se fait larguer quelques mois avant cette mission par une Ambre superficielle et un peu folle de vouloir vivre sans un mec tel que Jah, lui reprochant d’être égoïste et égocentrique. On a juste envie de lui rire au nez quand on sait qu’il s’apprête à aller répondre aux centaines de mains tendues dans le désert éthiopien. Plus rien désormais ne le retient dans cette vie faite de superficialité.
Désirant offrir ses compétences à ceux qui n’ont rien, à ceux qui sont dans le besoin, il retournera sur les terres qui l’ont vu naître. Une terre prise dans le fléau de la guerre, une terre de sécheresse mais une terre riche en humanité à sauver. Une année entière à faire don de soi, à vivre une expérience qu’il n’est pas en mesure d’imaginer, à découvrir des légendes dont il sera malgré lui le héros mais surtout à tomber sur le chemin semé d’embûches de l’amour ! Ce chemin brillant de la lueur de la Lune saura-t-il lui montrer à quel point la vie, même triste et malheureuse mérite d’être mordue à pleine dent ? Que le Gardien qui sommeille en lui va se réveiller pour protéger toutes les personnes qui se trouveront sur sa route et en particulier une, Aliya !
Aliya, Aly avec un « y », petit arc en ciel, entre en scène comme elle entre dans la vie et le cœur de Jah : tel un océan où il se noie, respiration coupée. Ravageant tout sur son passage, ce petit océan de couleur, ne perd pas de temps pour se moquer de notre héros complètement subjugué face à elle. Nous découvrons alors une femme avec une joie de vivre immense malgré les circonstances de vie auxquelles elle est confrontée. Aly n’est pas son genre, néanmoins il ne fait que penser à elle, il est jaloux quand le Commandant spaghetti la regarde trop longtemps et il s’énerve car il est censé être ici pour sauver des vies, se consacrer à ceux qui sont dans le besoin, et non pas pour tomber sous le charme d’un arc en ciel, et pourtant … tout en elle trouve écho en Jah.
Lorsque nous avançons petit à petit dans le désert avec Jah, et le reste des équipes médicales, nous sommes autant subjugués qu’eux face au décor de carte postale que l’auteur nous décrit : coucher de soleil majestueux, caravanes de dromadaires et plaques de sel ressemblant à un lac … Mais le rêve est de courte durée lorsque la réalité des conditions de vie du camp humanitaire nous frappent de plein fouet. Des milliers de personnes, des cris et des pleurs, des corps couchés à même le sable, des cabanes faites avec les moyens du bord, une odeur nauséabonde … et parmi cette horreur des tentes collectives blanches installées par les Médecins sans frontières, rappel que dans cette misère, des personnes sont là pour venir en aide à ce peuple affaibli.
Aly dont le surnom de Alsà n’est plus à douter, rayonne de bonté, de générosité et de liberté transcendée. Toujours aux petits soins pour tout le monde, elle partage ses repas avec les enfants, transforme le malheur en bonheur, change les larmes en sourires. Aly est une femme forte qui n’a pas froid aux yeux et qui n’hésite jamais à tenir tête à ses supérieurs masculins, à se mettre en danger lorsqu’une vie l’est plus qu’elle, elle n’a pas sa langue dans sa poche et le fait savoir, Jah en fera les frais, pour notre plus grand bonheur.
Et si Aly remettait en marche le cœur de Jah ?
Là où tout n’est que misère et tristesse, se pourrait-il qu’un arc en ciel égaye de ses couleurs la vie morose de Jah ?
Est-il possible que la Lune se révèle à son Gardien ?
Jahmaë et Aliya sauront-ils trouver le chemin où guerre et mort ne résonnent pas ?
Le chemin où paix et amour se croisent pour faire de leur vie un bonheur à partager ensemble ?
« Je suis effrayé. Effrayé de ne pas être à la hauteur. Je suis triste. Triste de ne pouvoir les sauver tous. Je suis vide. Vide de pardon pour ceux qui sont la cause de toutes ces souffrances. »

2

 ♦  ♦  ♦
Je ne vais pas vous le cacher cette lecture m’a fait pleurer … beaucoup pleurer ! Je ne peux pas trop vous en dire pour ne pas vous spoiler mais le sujet abordé ici me touche tout particulièrement. Attention ça va être le moment racontage de life façon Diboux 😆 Vous savez quand vous êtes petits, vos parents vous demandent souvent « que veux-tu faire quand tu seras grand ? », oui, oui, cette fameuse question, vous voyez ? Et bien moi ma réponse était « je veux partir en Afrique pour aider ceux qui n’ont rien ». Les personnes qui me connaissent, savent que ça me ressemble plutôt bien (non, promis ce n’est pas ma pastèque qui parle 😇). Et puis on grandit et les rêves de petites filles se changent en « je veux me marier avec Théo James » Quoiiiiii ? Mais au fond de moi, cette partie de l’Afrique est toujours restée profondément ancrée et lorsque j’ai entamé cette lecture je ne savais pas à quel point elle allait me renvoyer à mon rêve de petite fille.
L’auteur décrit avec une réalité déconcertante ce qui se passe sur ces camps humanitaires, l’horreur que peuvent vivre ces réfugiés mais aussi tout le travail de titan que les médecins opèrent avec si peu de moyen. Pourtant cette touche d’espoir éclos parmi les lignes de cette histoire pour nous dire de ne jamais baisser les bras. Oui la vie est injuste, oui les Hommes peuvent être cruels entre eux et oui le malheur est présent partout mais voilà il reste encore cette petite part de bonheur en nous, cet amour que nous portons pour dire merde à la vie et continuer à avancer malgré tout.
Ce texte est une grande claque, une ode à la vie et à l’amour. Quoiqu’il puisse se passer dans notre vie, malgré les obstacles que nous pouvons traverser, il suffit de s’accrocher à ce petit mot qui signifie tout : amour ! Et Jahmaë et Aliya l’ont bien compris, face à tant d’atrocité ils se sont trouvés. À un tournant chacun de leur vie, ils feront tout pour se porter et se soutenir mais surtout ils vont s’aimer, oh oui croyez-moi ils vont s’aimer. Leur chemin sera évidemment semé d’embûches et de drames mais ils seront ensemble face à ces adversités.
La Lune éclairera de nouveau la vie de son Gardien, mais celui-ci sera-t-il assez fort pour éviter que la lueur de son aimée faiblisse pour s’éteindre à jamais ?
Le travail de l’auteur dans cette histoire est incroyable, nous ressentons les heures de recherche qu’elle a du effectuer pour rendre ce récit crédible. J’ai adoré les histoires de contes et de légendes relatées, elles m’ont fait rêver. J’ai aussi eu une boule au ventre tout le long de ma lecture et j’ai du faire de nombreuses pauses pour pouvoir réussir à la finir. À chaque pause j’allais voir l’auteur par message pour lui demander de me rassurer, et elle n’a pas toujours été en mesure de le faire 😢
Black Ink inaugure avec « La promesse de la lune » une nouvelle collection, Men Ink, et comme son nom l’indique c’est un point de vue masculin. Quel bonheur de se retrouver dans la tête de Jah, de le voir évoluer tout au long de l’histoire, de voir à travers ses yeux la terre qui l’a vu naître, de découvrir qu’une femme peut bouleverser votre vie à jamais et de souffrir avec lui de tous les malheurs dont sont victimes la population vivant dans ces contrées. J’ai aussi eu un beau coup de cœur pour Roman, notre dermato homosexuel, qui a un sacré crush pour Jah mais qui saura vite retomber sur ses pattes. Confident de Aliya il saura la rassurer quand elle doutera, compère de Jah nous aurons le droit à de beaux moments entre potes. Et cerise sur le gâteau nous avons même le droit à quelques chapitres de son point de vue. Je vous laisse aussi découvrir la pléthore de surnoms qu’il peut exister pour décrire le commandant en Chef Luca qui n’aura pas fini de vous faire grincer des dents. Il a beau être sexy, il n’en est pas moins connard (et pas le connard genre Yano qu’on adule toutes 😏)
Bref vous l’aurez compris, « La promesse de la lune » est un énorme coup de cœur, une lecture qui vous bouleverse comme il en existe peu. Un amour fulgurant comme on en voit peu. Une vie qui peut être brisée en quelques instants. Des Hommes qui ne méritent plus de porter ce nom. Des amitiés qui se lient malgré toute la souffrance qui peut exister sur ces camps. Ce livre nous amène à réfléchir sur la vie, sur comment on peut faire pour essayer de l’améliorer, vous savez ce petit grain de sable qui peut tout changer. Malgré tout ce chaos, nous vivons des moments de joie, d’amour, de détente. Le moindre petit moment de bonheur est gravé. Et parce que nous savons très bien que ce n’est pas juste une histoire fictive, nous espérons un jour que toute cette horreur cesse pour qu’enfin règne la paix sur terre.
Bien plus qu’une romance passionnée et intense, c’est une histoire engagée qui nous remet en question à chaque seconde. Malgré les affres de la guerre nos deux héros vont se trouver l’un l’autre. L’amour n’a pas de frontière, l’amour peut sauver la moindre personne qui accepte de le vivre.
Merci Nadia pour cette magnifique leçon de vie.
Lots of Love. 
Oh et mention spéciale à Little Jah et Miss Pearl 😉
D.L.Y
« Je ne savais que le simple fait de tenir une femme dans mes bras pouvait me faire sentir plus fort. Je ne savais pas que la respirer pouvait apaiser les battements de mon cœur. Je ne savais pas non plus qu’entendre ses soupirs de soulagement pouvait rendre si heureux. Alors je savoure ce moment ».

3

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s